Texte du tract (en document joint vous trouverez le recto et le verso de ce tract, illustré, au format .gif)
Des végétariens, vous en rencontrerez de plus en plus. Peut-être en fréquentez-vous déjà de longue date sans trop le savoir. Le végétarisme peut frapper des membres de votre famille, des collègues de travail ou votre partenaire de lit. Dès lors, autant apprendre comment comprendre ces gens qui ne sont plus tout à fait comme vous.
Vous pouvez avoir de la chance et rencontrer des spécimens qui ne mangent pas de viande par simple affaire de goût ou pour des raisons de santé. Dans ce cas, rassurez-vous tout de suite puisqu’il s’agit d’un choix personnel qui n’engage en rien vos propres convictions et habitudes de vie. Fréquentez les sans crainte, cela vous permettra de dire que vous en connaissez, c’est dans l’air du temps, ça fait tolérant.
Mais attention, peut-être allez vous tomber sur des végétariens subversifs, ceux qui le sont par raisonnement. Voici quelques conseils qui éviteront toutes insatisfactions mutuelles :
Soyez prudent, vous les attristeriez si vous tentiez d’esquiver la gravité du débat par un humour dévastateur, même s’ils ont déjà entendu vos meilleures blagues plus de 1000 fois. Par délicatesse, renoncez aux : « Moi aussi j’aime les lapins, surtout aux pruneaux », « Et pour le lait de soja, on trait le soja ? », « T’entends pas crier les radis quand tu les manges », « Eh ben, et le lion et la gazelle, alors ? », « Vous voulez donner le droit de vote aux cochons d’Inde ? »
Soyez diplomate, peut-être éprouverez-vous du plaisir à placer de bons arguments où à poser quelques questions pièges. A éviter cependant les : « Mes pauvres, qu’est-ce que vous mangez alors ? » (ils vous le diront), « Moi aussi j’aime les animaux, j’ai d’ailleurs 2 chats et 1 chien à la maison » (ils répondront qu’il ne s’agit pas d’amour mais de droit des êtres), « Un cochon et une poule c’est terriblement bête tout de même » (ils risquent de succomber à la tentation d’épiloguer sur votre propre cas qui malgré tout ne donne pas à votre voisin le droit de vous manger), « Je suis plus préoccupé par les famines en Ethiopie » (ils vous diront qu’eux aussi mais que l’un n’empêche pas l’autre). En fait, il est probable que de la violence de l’affrontement, nul ne sortira grandi.
Les végétariens subversifs ont bien conscience que leur mode de vie et leurs propos peuvent déranger. Eux aussi, souvent durant de nombreuses années, ont participé à l’exploitation des animaux et ont freiné avec force face à toute remise en question : « J’aime trop ma bouffe, je peux déjà pas diminuer le sel sur mes frites, alors vous pensez », « Bravo si vous pouvez, moi pas, il y a déjà vous, ça suffit peut-être pour la cause. »
Il est pourtant inacceptable que les choses continuent d’aller de soi. Nous avons la capacité de prendre en compte les intérêts des animaux. Stopper notre consommation de viande est un pas accessible à tous et constitue un acte fondamental pour que cessent les inégalités.
Post ScriptumLe texte que vous lisez au recto du tract a été reformulé sur la base de celui diffusé par L’INTERDIT : Lettre ouverte aux bidochons.
Deux autres tracts vous sont proposés dans les archives du site "Egalité animale... mise en pratique"
Accueil . ACTIONS . RESERVOIR . MILITANTS et SITES WEB . Thèmes . Agenda
Newsletter . Plan du site . Contact . FAQ