[Lettre 1] Dans la foulée des scandales alimentaires incessants qui ébranlent le secteur de la viande depuis plusieurs années (dioxine, vache folle, fièvre aphteuse,…), les médias ont été nombreux à lever le voile sur l’élevage et la nature de ce que l’on trouve dans nos assiettes.
Bien que certains fassent exception, la majorité d’entre eux décrivent en détail les difficultés économiques encourues par les éleveurs, touchés de plein fouet par ces crises, ainsi que les conséquences médicales fâcheuses dont pourraient être victimes les consommateurs.
Peut-on cependant placer sur un pied d’égalité des problèmes purement économiques - quoique bien réels - et les questions de santé publique ? Au nom de la rentabilité, on sacrifie aujourd’hui la santé des personnes pour donner la priorité aux spéculations financières, qui ne profitent qu’à un tout petit nombre.
Si l’on voulait vraiment accorder à la santé des personnes l’attention qu’elle mérite, il faudrait s’intéresser au bénéfice global qu’elles retirent de la consommation de viande en général, et pas seulement aux risques supplémentaires qu’elles courent, quand des maladies affectent le bétail.
Le milieu médical, bien qu’ayant toujours cru bon d’encourager l’alimentation carnée, fait maintenant volte-face, prenant appui sur des études récentes unanimes, qui révèlent des relations de cause à effet entre la consommation de viande et un risque accru de certaines maladies comme les affections coronariennes, l’hypertension, le diabète sucré et surtout, les cancers colorectaux, du sein et de la prostate, en hausse constante dans les pays industrialisés.
A l’inverse, la nourriture végétale, de par sa richesse en certains nutriments qui jouent un rôle protecteur dans ces types d’affections dégénératives chroniques, apparaît aujourd’hui non seulement comme la meilleure médecine préventive mais aussi comme un moyen efficace de renverser le cours de ces maladies, chez les patients déjà atteints.
Mais la surdité des uns et l’aveuglement des autres, à travers un système qui n’accorde plus aux personnes qu’une place relative, subordonnée à ses gains financiers, ne permet plus aux gens de discerner où est leur propre intérêt, ni a fortiori d’autres intérêts, si évidents qu’on a de la peine à comprendre qu’ils puissent être ignorés, ceux qu’ont les animaux à vivre une vie agréable et à ne pas souffrir.
Voués dès leur naissance à vivre une vie de misère, d’angoisse et de souffrance, enfermés et entassés dans des hangars obscurs d’où ils ne sortiront que pour être tués, qui aujourd’hui s’en préoccupe ?
Des bûchers cauchemardesques où s’empilent les corps sans vie de milliers d’individus, quelle voix s’élève, pour dire ce que fut l’existence de ces êtres qui sont pourtant, tout autant que nous, les humains, capables de ressentir la douleur et la souffrance.
Les intérêts convergents des humains et des animaux, dans le domaine de la consommation de viande, devraient permettre à chacun, s’il venait à voir clair dans les manipulations dont nous faisons l’objet, de refuser cet état de choses, et de construire un avenir où chaque être sensible, fût-il humain ou animal, ne voie pas ses intérêts essentiels bafoués au nom d’intérêts économiques ou égoïstes
Il est primordial que les médias se fassent l’écho de ces intérêts, et que des articles et des dossiers révèlent, outre la détresse financière de secteurs s’arrachant des subventions, la véritable nature des problèmes qui marquent notre quotidien, c’est-à-dire le mépris des intérêts des animaux et des humains.
Nous vous remercions de votre écoute, et dans l’espoir que vous réserviez à cette lettre un accueil favorable au sein de votre rédaction, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs,
[Lettre 2] Nous ne sommes pas sans savoir que notre combat en faveur de ceux qui ne sont jusqu’à présent considérés que comme de la matière première commercialisable fait courir des risques réels aux activités lucratives de certains humains.
Sachez cependant que cet aspect nous apparaît sans rapport avec le problème immédiat du bien-fondé moral de l’utilisation des animaux.
Par ailleurs, en y réfléchissant, nous répondrions que même si l’exploitation des animaux venait à totalement disparaître, il est tout-à-fait certain que les intérêts des éleveurs n’en seraient pas affectés dans une mesure comparable à celles où sont actuellement affectés les intérêts à vivre et à ne pas souffrir des animaux. Dans ce sens se trouve réglée cette question du conflit d’intérêt entre exploitants et exploités.
En vous remerciant de nous avoir contactés,
Post ScriptumDans les archives du site http://avea.net , vous trouverez environ 30 lettres modèles ou lettres types, classées par thèmes, qui vous permettront de réagir dans bien d’autres situations.
Accueil . ACTIONS . RESERVOIR . MILITANTS et SITES WEB . Thèmes . Agenda
Newsletter . Plan du site . Contact . FAQ