Texte du tract (téléchargeable sous forme PDF, donne un A4 recto-verso) :
Plusieurs éléments permettent d’affirmer avec certitude que les animaux (en tout cas les cochons, lapins, volailles, poissons, ovins, bovins… - pour les fourmis c’est moins évident) sont des individus à part entière, c’est-à-dire sensibles à la souffrance, capables (à leur « niveau ») de penser et d’aimer, et dotés comme nous (avec leurs moyens) de conscience, de liberté et de volonté.
En conséquence, tuer des animaux pour se nourrir de leur chair est un crime barbare, d’autant plus atroce, stupide et inutile que les humains peuvent se nourrir facilement et être en bonne santé en étant végétariens ou végétaliens, d’autant plus horrible que la plupart des animaux massacrés ont été élevés (la plupart du temps dans des conditions effroyables) spécifiquement en vue de leur abattage et qu’ils n’ont aucun moyen de se révolter contre leur sort.
Les scientifiques sérieux et honnêtes n’osent plus dire que les animaux ne sont que des tas d’engrenages insensibles, ou qu’un régime végétarien ou végétalien présente des carences. Ils se rendent compte aussi des capacités d’intelligence et d’attachement des animaux. Mais laissons la science pour envisager les « preuves » de l’individualité des animaux. On en compte trois, mais une seule suffirait amplement.
N’importe quel humain qui prend la peine de se libérer un peu des conditionnements et des habitudes, qui laisse un peu parler sa sensibilité et accepte de regarder la réalité en face, est horrifié par le sort des animaux d’élevage en général, et par la détresse extrême de chaque animal mis à mort. Si on observe les animaux, on voit bien que chacun d’entre eux est différent (pas seulement sur un plan physique), a un caractère et des envies différentes. On peut transposer ce qu’on observe chez des animaux dits de compagnie (chats, chiens…), eux que l’on côtoie de près, aux autres animaux. Un cochon ou un poulet n’est guère différent d’un chien ou un cheval. De plus, sans anthropomorphisme primaire ou sensibilité délirante, il est évident qu’on peut se mettre à la place des animaux. L’empathie et l’analogie sont possibles, la sensibilité à toutes les formes de souffrances ne connaît pas les frontières d’espèce. Nous sommes aussi des animaux car faits d’un corps très semblable. Imaginez un humain ou votre animal de compagnie à la place des animaux d’élevage et conduit à l’abattoir ! Si on ouvre un peu son cœur, il suffit de voir ou d’imaginer les mises à mort d’animaux pour ne plus manger leur chair ni commander leur mise à mort, pour comprendre qu’ils sont des individus à part entière.
Faire des distinctions entre les espèces relève du spécisme (analogie avec le racisme ou le sexisme). Il n’y a aucune justification qui puisse autoriser la séparation des animaux en catégories exploitables, massacrables ou protégées.
N’importe quel croyant digne de ce nom devrait être antispéciste (contre toute forme de spécisme), et donc a fortiori végétarien ou végétalien. Si Dieu existe, il est Créateur et Amour, il ne peut pas avoir créé des sortes de sous-créatures, vouées à la mort et à l’esclavage, et d’autres qui auraient tous les droits. Les animaux sont des créatures, donc des personnes, pas des pierres ou des plantes. La Création forme un tout, nous devons aimer et respecter les animaux tout autant que les humains. Dieu ne peut pas encourager le massacre des animaux par les humains, ni même être indifférent, encore moins s’en réjouir ou commander des sacrifices rituels.
Laissez tomber les Textes « sacrés » (souvent contradictoires d’ailleurs) et les pouvoirs religieux, laissez parler votre âme. Il devrait être évident pour tout croyant que les animaux sont tous des personnes uniques et habités d’une âme, tout comme nous. Ce n’est pas parce qu’ils ne parlent pas et ont des capacités moindres ou différentes qu’ils sont des choses.
Les animaux sont les premiers êtres humbles victimes de l’esclavage, il n’y a pas que les miséreux et les diverses sortes d’humains exploités qui soient dignes d’attention et de compassion. Les animaux en ont sans doute encore plus besoin que les humains, ils sont sans défense.
N’importe quelle personne honnête qui s’intéresse de près à la véritable Astrologie (pas les débilités des horoscopes de magazine) pourrait constater que les animaux méritent tout autant le titre de personnes que les humains. En effet, il est parfaitement possible de monter le thème de naissance d’un animal. L’interprétation de ce thème permet de connaître la synthèse d’une personnalité et les voies qu’elle devrait choisir d’emprunter si elle veut réussir pleinement sa vie.
Comme les humains, chaque animal a une personnalité unique et irremplaçable, chaque animal a du sens et devrait pouvoir librement jouer son rôle sur Terre. Comme nous, les animaux ne sont pas des pions, des numéros corvéables à merci voués à la boucherie, des défouloirs ou des objets de laboratoire. Bien sûr, ils sont différents, ils n’ont pas les mêmes capacités que nous, et alors ? Est-ce qu’on considère qu’un illettré, un mongolien, un attardé mental sont des objets ? Il est vrai que trop souvent les humains se traitent eux-mêmes en esclaves ou en chair à canon, il n’est malheureusement pas étonnant qu’ils refusent de voir que les animaux sont des personnes.
L’astrologie montre que chaque animal est un être singulier et important, qui doit pouvoir vivre sa vie, faire ses choix comme il peut, et par là participer avec ses moyens à l’évolution du monde. Elle peut permettre de connaître la personnalité originale de chaque personne animale. Elle pourrait être un puissant moyen pour comprendre les animaux et les aider à devenir eux-mêmes. Elle montre que l’embrigadement et le meurtre des animaux sont des crimes contre la liberté individuelle, contre le droit inaliénable de toutes les créatures à épanouir leurs personnalités.
Les non-croyants et ceux qui ne connaissent pas l’Astrologie peuvent toujours récuser les deux premiers arguments, mais ils n’ont pas le droit de ne pas tenir compte du premier. L’ignorer revient à nier l’évidence et à choisir de se comporter froidement en prédateur cynique et barbare qui se contrefout en toute connaissance de cause de la vie et de la liberté d’autrui. Pour continuer le carnivorisme, il faut se mettre d’énormes œillères ou reconnaître carrément qu’on est pour le meurtre gratuit (ce qui est intenable, à moins d’avoir un cœur de pierre). Vous vous sentez si mal, qu’il vous faut massacrer des individus sans défense afin d’avoir le sentiment d’exister et d’être supérieur ?
Enlever les œillères n’est pas si difficile, et les animaux vous en seront reconnaissants.
Ce texte fait partie d’une brochure intitulée « Les animaux ne sont pas des choses - Contre le spécisme - Pour la libération animale et la révolution globale ». Elle contient plusieurs textes sur la question animale (végétarisme, vache folle, végétarisme, chasse) , avec des dessins pour l’illustrer. Vous pouvez vous procurer cette brochure gratuitement sur internet. Elle est à télécharger au format PDF, directement à l’url suivante : http://www.mutations-radicales.org/... (821 Ko) Il est possible aussi de la commander par voie postale, pour le prix de 5 euros (port compris) (c’est le prix minimum) à l’adresse suivante : Association Communauté de la Thébaïde - 38 940 ROYBON - France
Post ScriptumSi vous voulez distribuer une version du tract plus "neutre", il vous suffit d’enlever en bas du PDF les références à Mutations-Radicales.
Accueil . ACTIONS . RESERVOIR . MILITANTS et SITES WEB . Thèmes . Agenda
Newsletter . Plan du site . Contact . FAQ