Animauzine, militer pour les animaux
21 janvier 2004
Par Loustic
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Tract ferme et intransigeant "T’es pas végétarien-ne ?"

Tract fruitarien virulent anti-viandisme qui tient sur format A6 biface

Tract distribué par des végé-e-s et des fruitarien-ne-s à l’entrée des établissements qui vendent de la chair animale. Parfois la pancarte demi A4 "Arrete la boucherie prends des fruits" est mise sous les yeux du de la client-e qui persiste a rentrer dans le fast-food ou le hall des boucheries. Le dessin est un cerf mangé vif par un hominidé nu devenu omnivore ou carnivore avec des longues griffes et des crocs.

T’es pas végétarien-ne ?

L’anthropologue Thomas H. Huxley : « L’humain vint avant la hache et le feu, il ne pouvait donc pas être omnivore » « La longueur de l’appareil digestif de l’humain est de 5-8 mètres et la distance entre la bouche et le coccyx est de 50 à 80 cm, ce qui nous donne un rapport de 10 comme pour les autres animaux frugivores, et non pas de 3 comme les carnivores ou de 20 comme les herbivores. » L’anthropologue Alan Walker en étudiant les empreintes de dents fossilisées trouva un assortiment d’aliments et affirma que nos premiers ancêtres ne vécurent pas principalement de viande, de graines, de bourgeons, de feuilles ou d’herbe, pas plus qu’ils ne furent omnivores. Mais il semble qu’ils subsistèrent essentiellement d’un régime de fruits. Il n’a pas été trouvé d’exceptions. Chaque dent fut examinée, et celles provenant des hominidés d’il y a 12 millions d’années, ancêtres directs de l’Homo erectus, prouvèrent qu’ils étaient des mangeurs de fruits. Aujourd’hui les fruitariens, qui mangent donc seulement des fruits, avec bien sûr pour les nourrissons du lait humain indispensable, sont dans l’ensemble en très bonne santé. Nos semblables les autres animaux sensibles à la douleur tels que les équidés, les bovidés, les porcins, les oiseaux et les poissons tiennent à leur vie. Les tuer pour les manger est un meurtre. Pour eux t’es un violeur avec l’insémination artificielle, un esclavagiste, un tueur en série et un tyran espéciste qui participe, par son viandisme, à leur emprisonnement perpétuel en général concentrationnaire suivi de la peine de mort, et à l’extermination des autres peuples animaux sauvages car tu les juges inférieurs. Donner une valeur commerciale à la chair engendre l’enlèvement des équidés dans les champs, des canidés dans les rues, des gorilles dans les forêts, pour la boucherie. Les survivants encore libres s’enfuient à ta silhouette. Tu crois des publicités qui exhibent les prisonniers condamnés à mort des élevages comme étant heureux et même fiers d’être décapités pour fournir une gourmandise à ta « suprême espèce ». Mais l’alimentation de ces prisonniers est traditionnellement des déchets, maintenant aussi le cadavre d’un codétenu, des OGMs, parfois de l’huile de vidange de moteur. Comme les violeurs tu te sens plus fort-e de cet acte de domination sur des faibles. Tu te vantes de ton viandisme. Par sélection tu as créé des races animales serviles et infantiles que tu exhibes. Selon ton idéal carnassier tu serais avide de tuer et doté-e de griffes, de molaires tranchantes et de crocs pour égorger. Mais fait-e pour récolter des fruits, t’as du mal à castrer, à mutiler à vif, à trancher des têtes et à dépecer toi-même tes victimes. Tu délègues ça à des pros de la maltraitance et de la tuerie ou à des machines. Quand un tigre te dévore t’appelles ça de la férocité mais en une vie tu auras maltraité - alors que la loi l’interdit - et tué par luxe environ 5 bovidés, 2 veaux, 31 porcins, 1/20 d’équidé, 1 ovin, 7 agneaux, 2 chevreaux, 75 lapins, 1 oie, 10 faisans, 100 cailles, 63 pintades, 82 canards, 150 dindes, 70 poules et coqs, 1300 poulets, 2 poulets castrés, des centaines de poussins mâles à leur naissance, 20 homards, 100 calamars, 20000 poissons, plus les petites victimes et celles de la vivisection, des cultures, de la déforestation et de la désertification nécessaires à ces élevages. Il faut 10 fois plus de terrain fertile pour mal-nourrir quelqu’un avec de la chair que directement à partir du fruit. Ayant donc constamment besoin de mers et de surfaces encore vivantes à bousiller, mais si possible pas près de chez toi, tu fais des guerres, puis t’en pleures. Tu oses grogner qu’à ton tour tu serais parfois traité-e comme un chien-objet, comme un cobaye-objet, comme du bétail mais tu n’as même pas vu d’abattage ni de vivisection consistant à être torturé-e à mort. Théodore Adorno, philosophe allemand juif forcé à l’exil par les nazis disait : « Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense : ils et elles ne sont que des animaux. » L’extermination des exclus sauvages et le massacre espéciste perpétuel des sans-voix captifs sont pires en souffrance, en nombre et en horreur que quand des viandistes s’exploitent, s’entretuent et se torturent.

ARRÊTE DE MANGER DE LA CHAIR ANIMALE !

« Aucune tolérance envers le viandisme » : une adresse a no-log.org

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