Chers amis de combat,
nous avons peut-être la possibilité de contribuer à une avancée dans le domaine de la lutte contre la torture tauromachique. Valérie Sofroniadès du GRAAL et du CVA, a rencontré samedi dernier des journalistes du journal "Libération" à la FNAC "Montparnasse" à Paris. Elle a pu leur remettre une copie du film de Thierry Hély ainsi que des documents. Au cours de la discussion, un rédacteur en chef du journal lui a précisé que les chroniques de Jacques Durand (pour la corrida) étaient contestées par certains journalistes et ne correspondaient pas à la ligne éditoriale du journal. Le débat fait rage au sein de la rédaction car "Libé" a déjà reçu de nombreux courriers de résiliation d’abonnement et de protestation contre cette apologie de la corrida ; la suppression de cette chronique dans l’édition nationale est envisagée. Pour faire basculer la décision du bon côté et aider les journalistes opposés à la corrida, écrivons tous à "Libé" ! Même quelques mots suffisent ! Vous trouverez ci-dessous la copie du mail que je viens d’envoyer.
Merci de votre participation et merci à Valérie !
Jean-Pierre Libération / Rebonds 11 rue Béranger 75154 PARIS Cedex 03 courrier@liberation.fr
Monsieur,
lecteur et acheteur assidu de "Libé" depuis des années, je ne supporte plus la publicité éhontée que vous faites pour la seule torture qui soit esthétisée et magnifiée : la torture tauromachique. Cette fois, la coupe est pleine ! Le 19 juin dernier, nous avions eu droit à un article complétement délirant du sieur Durand intitulé "Cagancho, torero humanitaire" : il était question d’un ignoble individu qui comme tout tueur (matador) digne de ce nom, torturait à mort des animaux pendant 15 à 20 minutes. Jacques Durand qualifiait ce tortionnaire d’humanitaire car il était incapable d’achever ces pauvres taureaux agonisants... Vraiment quelle humanité ! La mise à mort est justement le seul moment de la corrida où l’animal en souffrance peut enfin être libéré. Mais dans quel monde vit cet individu qui se pense journaliste et même écrivain puisqu’il a osé faire un livre avec tous les textes indigeants que vous avez laissé publier dans un journal qui ne méritait pas cela. Sur Europe 1, au mois de septembre, Jacques Durand faisait la Pub de son livre. Un auditeur, Thierry Hély, intervient et précise qu’en tant que cinéaste amateur, il a filmé une corrida et une novillada pendant laquelle des taurillons transpercés par les épées, hurlent de douleur. Jacques Durand réplique qu’il n’en croit pas un mot : ce monsieur Durand est un menteur, j’ai vu ce film édifiant qui démontre, images à l’appui que la corrida est indéfendable, que des gens s’amusent et applaudissent quand l’animal hurle son agonie ! Et manifestement Monsieur Durand, fait partie de ces gens qui se réjouissent de la souffrance... Mais il n’aime pas qu’on le dise... Le comble du cynisme n’était pas encore atteint ! Le jeudi 2 octobre, au début de ce mois, le torero raté Bernard Dombs, alias Simon Casas, tortionnaire par procuration en tant qu’impresario de torero, a droit à une pleine page dans "notre" Libé ! "Sa part d’hombre", tel était le titre de cet article affligeant... Et M. Dombs de pleurnicher sur sa triste vie. Et une fois de plus, on mélange allégrement la démocratie, l’humanité et la torture tauromachique. Et une fois de plus un triste sire de la mafia des arènes vient faire sa pub pour un bouquin lamentable. Et si vous invitiez Alain Perret, auteur de l’excellent ouvrage "la mafia tauromaniaque" à présenter son ouvrage et sa vie militante (autrement plus méritante que celle de Dombs) sur une pleine page. Vous rendez-vous compte du déséquilibre total dans votre traitement de l’information ? En laissant Casas s’exprimer, vous ouvrez vos colonnes à un assassin ! Ce n’est pas moi qui le dit mais Simon Casas lui-même lors d’un "café littéraire" qui n’avait de littéraire que le nom, à Montpellier le mercredi 15 octobre : "Je suis un assassin, c’est dans la nature humaine !" Dixit Bernard Dombs !
Le comble du cynisme est atteint, alors par pitié pour les animaux torturés pour le plaisir de quelques psychopathes, par pitié pour une humanité qui souhaiterait évoluer, cessez cette chronique ignoble, indigne de votre journal ! Et relayer la voie de M. Albert Jacquard qui a rejoint le camp des opposants à la torture tauromachique !
En espérant être entendu, en espérant une réponse.
Un ancien lecteur de "Libé", triste et écoeuré.
Jean-Pierre Garrigues
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