Petite mise au point pour commencer : Simon Casas n’est en aucun cas directeur des arènes de Nîmes, comme il aime à le clamer sur les plateaux de télévision où je suis invitée, mais prestataire de service dans la gestion des spectacles tauromachiques. Les arènes de Nîmes appartiennent aux Nîmois dont je suis...
De plus, un élu se doit de présenter, vis à vis de ses électeurs, une moralité et une probité au-dessus de tout soupçon. Que penser alors du rapport de la Chambre régionale des comptes de 1997 qui consacre six pages à Simon Casas, dans lesquelles il semblerait que, pendant près de dix ans, sa société de production ait bénéficié de largesses insoupçonnables qui se chiffrent par millions, sans pour autant avoir produit de justificatifs suffisants ?
Par sa candidature, il affirme « vouloir apporter son soutien au monde taurin en étant député ». On ne peut dès lors que s’étonner de sa déclaration au mensuel Calades, en 1987 : « Je sais, par expérience, que les truands et les toreros s’estiment beaucoup... » Drôle d’expérience pour un futur élu de la République !
Enfin, au premier tour des municipales de 1995, à Nîmes, rappelons que Simon Casas se présenta comme candidat du parti Radical, ne ralliant que 1,6% des suffrages. À la suite de quoi il déclara : « Mon engagement politique est terminé. Je suis disponible pour un engagement citoyen au service de la ville » soutenant le communiste, Alain Clary.
De l’art et la manière de manger à tous les râteliers !
Claire Starozinski
Fondatrice
Alliance Anticorrida
http://www.anticorrida.org http://www.petition-anticorrida.com










