la langue bleue Si les "toros" d’Andalousie et d’ailleurs pouvaient parler, ils nous diraient certainement qu’ils ont bien davantage peur de leurs éleveurs, transporteurs et autres utilisateurs que d’un moustique vecteur de la fièvre catarrhale ou de la tuberculose ou de l’ESB ou de la peste aviaire. Si les "toros" d’Andalousie et d’ailleurs pouvaient parler, ils nous diraient certainement qu’ils en ont par-dessus les cornes d’aller se faire massacrer dans les arènes de France et de Navarre. Ils nous diraient aussi que ceux qui ont tout intérêt à les persécuter trouveront encore et toujours un arrangement de type dérogation, dispense, exemption et autre passe-droit auprès de leurs gouvernements respectifs. Si les "toros" d’Andalousie et d’ailleurs pouvaient parler, ils nous diraient certainement que leur transhumance depuis la patrie de Cervantès vers les contrées septentrionales françaises va s’accélérer. Ils ajouteraient aussi qu’étant parfois porteurs de virus non détectable 3 mois durant, rien ne dit que la France réputée à l’abri ne soit pas déjà très largement contaminée. D’autant que la Corse héberge déjà le moustique africain et qu’une certaine Camargue est plutôt hospitalière pour tous les moustiques qui, à l’instar d’un fameux nuage de Tchernobyl, ne sauraient s’arrêter aux frontières ! Ils auraient enfin cette conclusion bien amère : tant que des être humains trouveront légitime le fait de persécuter un animal, il y a fort à parier que l’humanité aura encore un long chemin avant d’accéder à la Civilisation qui ne soit plus un ramassis d’acculturations de type corrida qui n’est rien moins que condamnable.
Josyane Querelle-Riquier Présidente
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