
Depuis ma plus tendre enfance, la souffrance des autres m’atteint personnellement. D’autant plus, lorsqu’à cette souffrance s’ajoute un sentiment d’injustice, pire encore celui d’impuissance à la soulager. Un voyage en voiture, sur une route départementale, était pour moi un calvaire, les cadavres d’animaux gisants sur les bas-côtés me poursuivaient jusque tard dans la nuit. Chaque mort de chien-compagnon de mon adolescence était un drame.
Plus tard, sur les aires d’autoroutes, je fus confrontée aux gémissements des animaux de boucherie, écrasés les uns contre les autres pour leur "dernier voyage". Mourants de soif, garés en pleine chaleur estivale par un transporteur qui, lui, se désaltérait sans pitié, inconscient du fait que ceux qu’il transportait n’étaient pas des objets mais des êtres sensibles à la douleur.
Un jour, la télévision me révéla l’horreur des abattoirs : les yeux affolés de ces boeufs entrant tout vivants dans la machinerie qui allait les dépecer sans anesthésie. Le travail étant fait à la chaîne, celui qui était chargé de les étourdir avait une fois de plus manqué son coup. Je compris que je ne pourrais plus me regarder dans un miroir, sans me reprocher ma lâcheté, si je n’essayais pas de "faire quelque chose". J’étais déjà adhérente d’une association de protection animale, je devins alors militante.
Après, tout s’enchaîna. Je découvris le sadisme humain : la zoophilie, les "jeux" de massacre des "fêtes" patronales et la résurgence de sacrifices d’une époque barbare, dont la corrida est le plus connu. Cette cruauté n’avait pas de limite dans l’aberration : un "pseudo-chercheur" inventa une expérimentation pour que lui et son équipe "vive" toute une année des subventions qu’elle occasionnerait : il fit crucifier des chiens jusqu’à ce que mort s’ensuive afin d’estimer le temps mis par Le Christ pour mourir sur Sa croix.
Mon DIEU, mais où ES-TU ? suppliais-je au cours de mes nuits blanches. Beaucoup de mes co-militants s’étaient depuis longtemps détournés de LUI : "tu penses bien que s’il existait, il ne permettrait pas toutes ces monstruosités !" Une petite voix intérieure me disait pourtant qu’ils étaient dans l’erreur, mais j’étais incapable de leur en donner les raisons.
Les chemins de DIEU sont impénétrables. Un jour de 1997, à la suite d’un accident, je me retrouvais dans un lieu où, m’avait-on dit, la VIERGE MARIE apparaît depuis 1981 à six "voyants" : MEDJUGORJE en Bosnie Herzégovine. J’y étais arrivée après 25 heures de bus de pèlerinage, comprimée dans mon corset, en pleine chaleur de juin. Je voulais éviter l’opération de la colonne vertébrale qui m’avait été "ordonnée" par deux spécialistes chirurgiens.
Après avoir participé à toutes les visites, rencontres et messes organisées pour les pèlerins, nous nous rendîmes à l’Eglise d’une ville voisine où se trouve la statue de cette très belle Vierge, au regard si doux , devenue le symbole des apparitions de Medjugorje.
Là, je me retrouvais agenouillée devant la statue de Saint François d’Assise, que je ne m’attendais pas du tout à rencontrer à cet endroit. En quelques minutes, l’AMOUR de DIEU pour SA CREATION ANIMALE me fut révélé. Tandis que des larmes silencieuses inondaient mon visage, je sus immédiatement que je devais le démontrer, mais je ne savais pas encore par où commencer.
Seuls les croyants, qui ont expérimenté le contact avec DIEU, me croiront et me comprendront : Quelques mois plus tard, lors d’une conférence du Père Emilien TARDIF, à Marseille, le message inattendu d’un inconnu déclencha en moi le courage de "me mettre enfin au travail". A partir de ce jour, les recherches nécessaires me furent facilitées : Articles et livres "tombaient du Ciel" juste au bon moment. Les explications qui me venaient "à l’esprit" étaient aussitôt confirmées par des versets sur lesquels mes yeux se posaient dès que j’ouvrais la Bible. La PROVIDENCE m’accompagna tout au long de ce chemin.
La rencontre la plus importante fut Hans FISCHINGER. Le Dr. Werner HARTINGER qui m’avait autorisée à traduire en français son essai "Tierschutz und Christentum" me donna ses coordonnées. Nous étions presque voisins. Hans avait lutté contre la souffrance animale dans presque tous les pays où sa carrière l’avait menés avant de prendre une retraite bien méritée. Il était aussi connu en Australie, Nouvelle Zélande qu’en Europe.
Comme moi, il "souffrait de voir souffrir", mais comme moi, il était aussi persuadé que NOTRE Dieu était étranger à tout cela. Nos longues discussions me permirent d’avancer sur ce chemin délicat, et me donna le courage de m’atteler à ce travail "épineux", tout en restant consciente du fait que c’est au sein de l’Eglise et non contre l’Eglise que nous, protecteurs chrétiens des animaux, devons agir.
Hans est "né au Ciel" dans la nuit de Noël 2001. Ce fut le signe, qu’il avait demandé à la Vierge MARIE. Il me confirmait ainsi que nous étions sur le chemin de la Vérité . Je suis persuadée qu’il continue à "travailler de là-haut" comme il m’avait dit vouloir le faire si NOTRE Dieu l’y autorisait.
A propos, je n’ai pas eu besoin d’opération...
Nicole, pour la Protection Animale Catholique http://www.protection-animale-catho...
Accueil . ACTIONS . RESERVOIR . MILITANTS et SITES WEB . Thèmes . Agenda
Newsletter . Plan du site . Contact . FAQ