
Fourrure : une récolte de souffrance
La Finlande, principal pays producteur de fourrure de renards dans le monde, devrait interdire l’élevage des animaux à fourrure, a déclaré Anni Sinnemäki, ministre finlandaise du Travail, après avoir eu connaissance de l’enquête menée par ADI (Animal Defenders International) et Fourrure Torture dans 30 fermes d’élevage de renards et de visons. Enfermés dans des cages grillagées minuscules, des abreuvoirs vides, sales ou cassés, les animaux souffrent d’infections non traitées — queues arrachées par des morsures, blessures ouvertes, pattes déformées par le sol grillagé, yeux infectés ou arrachés… Sept heures de vidéo, 1 500 photos, un rapport détaillé : jeudi 4 mars, à l’occasion des défilés de prêt-à-porter à Paris, les deux associations ont rendu publique en France cette « Récolte sanglante : le vrai prix de la fourrure ». [ALINÉA]Point de départ de cette enquête, une déclaration de l’Association finlandaise d’éleveurs d’animaux à fourrure — trop péremptoire pour être honnête : « Tous les animaux à fourrure de Finlande sont élevés dans des conditions respectueuses de leur bien-être. » L’enquête a révélé au contraire une immense souffrance endurée par les animaux. Pour Olivier Rafin, directeur du collectif Fourrure Torture : « Les couturiers ne peuvent plus ignorer comment sont élevés les animaux à fourrure, et notamment les renards en Finlande. Une mode éthique ne peut être associée à la souffrance et la mort des animaux. Les consommateurs doivent prendre conscience que, derrière chaque col ou accessoire, des animaux ont vécu dans les pires souffrances. Les élevages d’animaux à fourrure n’ont pas lieu d’être. Le Royaume-Uni, l’Autriche et la Croatie ont déjà interdit les élevages d’animaux à fourrure. Qu’attend Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, pour que la France ne soit plus complice de telles atrocités ? »
La France compte une vingtaine d’élevages de visons :180 000 visons ont été tués en 2008, contre 190 000 en 2005. Dans le monde, les ventes ont chuté de 13,25 %. Objectif : 100 % !
• Vidéo et rapport détaillé réalisé par ADI sur http://www.furstop.com et http://www.fourrure-torture.com (tél. d’O. Rafin : 06 70 99 41 70).
La corrida, « patrimoine » de l’Unesco ? Jamais !
Dans « Les Puces » n° 920 (3 février), je vous annonçais que l’UVTF (l’Union des villes taurines françaises) avait décidé d’entreprendre les démarches nécessaires afin que la « culture taurine » soit inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité, c’est-à-dire à l’Unesco (United Nations Educational Scientific and Cultural Organization, Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture). Une pétition, créée le 2 mars par le CRAC Europe, Comité radicalement anticorrida pour la protection de l’enfance (06 75 90 11), contre cette infamie a déjà récolté plus de 2 000 signatures en trois jours, dont celle de… Patrick Pelloux, qui vient, attention la surprise, d’accepter la présidence d’honneur de cette association — un énorme merci à lui. Ah, j’allais oublier, pour ceux qui n’ont pas Internet : demandez l’asile informatique !
• Pour signer la pétition (en masse !) : http://www.unesco-anticorrida.com, texte de la pétition du CRAC Europe dans « La Puce de la semaine », sur http://www.charliehebdo.fr… et plein d’InfosPuce !










