
Quick a tranché
Haro sur cette chaîne de malbouffe la semaine dernière. C’était facile, et cadeau pour le FN, qui en a fait ses choux gras (végétal, le gras, merci). Quick a promis de proposer aussi de la viande non halal d’ici à juin. Le maire de Roubaix a retiré sa plainte, tout le monde est calmé. Du moins, presque. En tout cas, pas moi. Conclusion, que Quick serve de la viande halal à tous les étages dans huit de ses restaurants, c’était trop ? Jusqu’à combien ç’aurait été normal ? Deux, trois ? Allez, un petit quatrième, pour saucer avec votre pain… Contrairement à la grande distribution, où c’est occulté et où rien ne change pour autant même quand on le révèle — ce que j’ai fait à plusieurs reprises ici même avec l’OABA, Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs —, Quick a au moins eu le mérite de la transparence. Voyons, les athées, du moins ceux qui en consomment, de la viande, halal ou casher, vous en mangez tous les jours ! Des animaux égorgés en toute conscience, en toute souffrance, qui agonisent entre 1,30 minute (sous-évalué) et 4 à 5 minutes (le plus courant).
La République hypocrite
En France, la loi oblige à étourdir les animaux avant la mise à mort, mais fait exception pour les abattages religieux, conformément au décret n° 97-903 du 1er octobre 1997 (article 8). Depuis plusieurs années, l’OABA observe et dénonce la généralisation des abattages rituels pratiqués au sein des abattoirs français. Ils sont réalisés le plus souvent dans des conditions qui violent gravement les règles nationales et européennes de protection animale et qui portent atteinte à la liberté de conscience et de religion. En effet, la viande issue de l’abattage religieux passe couramment dans le circuit traditionnel (supermarchés, restaurants, cantines, etc.). Ce n’est indiqué nulle part, et c’est bien sûr totalement illégal. Quelques chiffres pour mieux vous mettre dans le bain (de sang) : sur 225 établissements d’abattage (sur un total de 320 établissements agréés par les services vétérinaires), 118 ont déclaré pratiquer l’abattage rituel (israélite et musulman) dans des proportions importantes. 28 % des gros bovins sont abattus rituellement — dont 89 % sans étourdissement préalable —, 43 % des veaux (dont 93 % sans étourdissement préalable), 62 % des ovins et caprins — dont 88 % sans étourdissement préalable (enquête OABA, 2006 et 2007). Dr Jean-Pierre Kieffer, vétérinaire, président de l’OABA : « Les consommateurs, sensibles à la protection des animaux et soucieux de la traçabilité des produits d’origine animale, ont de quoi être scandalisés, d’autant que nos dirigeants, qui défendent les valeurs d’un État laïque, sont bien indulgents devant ces dérives… » À bas les religions, et tout le mal qu’elles font : l’étourdissement par électronarcose (choc électrique) pour TOUS les malheureux animaux destinés à la boucherie !
• OABA, 10, place Léon-Blum, 75011 Paris. Tél. : 01 43 79 46 46, adhésion : libre.
• Salon de l’agriculture : les feux de la rampe avant l’échafaud.
• « La corrida : une perversité déguisée en Art... », par Michèle Scharapan, pianiste soliste interprète de Schubert et Beethoven, interviewée par Florence Burgat, philosophe, dans « La Puce de la semaine », sur http://www.charliehebdo.fr, et plein d’InfosPuce ! Michèle fait partie des neuf « Copains » de « La Puce ».










