
« A.L.F. », le film : voir pour savoir
Le tournage du long-métrage de Jérôme Lescure est en cours (cf. « Puces » 853 et 897). A.L.F., ne nous trompons pas, n’est pas un documentaire tourné « en cachette », mais une fiction. Bien sûr, l’histoire a pu, peut, pourra être vraie. Elle raconte la libération de chiens destinés à être vendus à des laboratoires pour être expérimentés. Franck, arrêté, est soupçonné d’« éco-terrorisme ». Une garde à vue interminable, durant laquelle sera mise au jour une trahison douloureuse. Des chiens, mais il pourrait tout aussi bien s’agir de singes, utilisés pour des expériences neurologiques parmi les plus horribles et les plus douloureuses, des électrodes introduites dans le cerveau, dont la seule délivrance possible sera la mort, lorsque, simple matériel de laboratoire, ils seront devenus inutiles. Rats, souris, chats, poissons…, aucune des espèces du monde animal n’est épargnée. Un prétexte, certes, avec un message en filigrane, pour informer de la réalité de l’expérimentation animale, « dans le silence des labos » — silence au sens propre : on leur coupe les cordes vocales —, et quelques images de pure vivisection, parce que, quand même, il faut voir pour savoir. Et ce, afin de dévoiler la souffrance endurée journellement, pour rien1, par des millions d’animaux dans le monde. Un titre provocant, c’est vrai, mais que Jérôme justifie sans détour : « Je retrace simplement une histoire, le récit des 24 dernières heures d’un commando avant la libération d’animaux de laboratoire. Le titre du film est donc venu tout naturellement : A.L.F. (Animal Liberation Front). Dans beaucoup de fictions, on parle de mafia, de tueurs, de violence. Ce n’est pas pour autant que les films sont considérés comme des appels à la violence. »
Les décors sont très coûteux, et il en manque quelques-uns. Alors on squatte chez vous, en région parisienne de préférence, si vous le proposez ! Besoin, pour tournage février-mars (mais propositions urgentissimes), d’un appartement au cadre très modeste (utilisation du hall d’entrée et du salon, une journée de tournage), d’un bureau ou cabinet assez grand (+ de 20 m2), rustique ou moderne (une journée de tournage), d’une maison ou d’un pavillon (utilisation des salon, cuisine et chambre, une ou deux journées de tournage)… et dons bienvenus. Que ce « témoignage-fiction » existe un jour est vraiment capital pour ceux qui n’ont de voix… que la nôtre.
1. « Aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre » (Claude Reiss, scientifique, président d’Antidote Europe, http://www.antidote-europe.org).
• Minotaure Films (association loi 1901), 256, rue de Belleville, 75020 Paris, tél. : 06 07 78 68 53. Site : http://www.minotaurefilms.com
• À l’occasion du premier jour des soldes d’hiver, le 9 janvier, Fourrure Torture dénonce une fois de plus, du lapin au vison, la cruauté de l’élevage et la mise à mort de ces animaux. Liste des villes qui relaient cette journée d’action sur http://www.fourrure-torture.com, tél. : 06 70 99 41 70.
• Michèle Scharapan, pianiste soliste, donnera le 16 janvier prochain à 20 h 30 un concert de musique de chambre des œuvres de Schubert, au profit de L214 (http://www.l214.com). Salle du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, 2 bis, rue du Conservatoire, Paris IXe (réservations : 01 42 46 12 91 ou http://boutique.l214.com/index.php?cat=9).
• Saturnin le canard, Lassie chien fidèle, Flipper le dauphin, Skippy le kangourou et les autres sous le feu des projecteurs qui brûlent, sauvés par l’ami Pelloux et adoptés par « La Puce (végétarienne) de la semaine » sur http://www.charliehebdo.fr









