
Dernière chronique…
J’arrête tout. Je ne sers à rien. Cela n’allait déjà pas très fort, le moral, en ces fêtes de la boustifaille obligée et obligatoire, mais je relevais courageusement la tête, comme le p’tit ch’val dans le mauvais temps que nous contait Brassens. Bon, d’accord, le p’tit ch’val, ça finit mal, tous derrière et moi devant, sans voir le printemps. Mais ce qui vient de m’achever, c’est cette réflexion étonnée, et tellement sincère, d’un collaborateur du journal : « Ah bon, tu n’aimes pas le foie gras ???!!! »
Aïe. Faute grave. Pardon au dieu Typographie. La correctrice que je suis vient d’enfreindre une règle sacrée — mais qu’est-ce que ça fait du bien, pour une fois, de transgresser. Je vais vous expliquer, ça peut vous servir pour briller aux prochaines réunions de famille, entre le foie gras, organe malade atteint de stéatose hépatique (vous en reprendrez bien une tranche), et le chapon (castré sans anesthésie puis plongé la tête la première dans un bain électrique). La typo, donc, ne permet qu’un seul signe de ponctuation (mis à part les points de suspension, qui sont trois mais n’en représentent qu’un) à la fois. Tout simplement parce que l’interrogation ou l’exclamation ne sont pas doublées, ou triplées, etc., pour autant selon le nombre de signes. Inutile donc de vous acharner sur vos touches d’ordi. Ah oui, Céline a beaucoup transgressé, je sais. Et pas que la ponctuation.
… avant liquidation
Mais je m’égare. Revenons plutôt à nos 30 millions de canards et à nos 700 000 oies gavés dans les conditions que j’ai déjà énoncées maintes fois. Les animaux valent bien une chronique hebdo, et Charlie est le seul journal, de toute la presse, de droite comme de gauche, à la leur offrir, et ce, depuis bientôt quinze ans. « Les Puces » existent et persistent grâce à Philippe Val et au soutien inconditionnel du grand Cabu. Et là, je ne m’égare pas…
C’était juste un coup de blues !
La question n’est évidemment pas de savoir si j’aime ou non le foie gras, mais si causer tant de souffrance à un être sensible, qui la ressent, et c’est le cas de tous ceux qu’on nomme « les bêtes », à poil, à plumes ou à écailles, est, d’un « simple » point de vue éthique, mais c’est ce qui fait la différence, tout bonnement acceptable.
Je vous reparlerais bien du calvaire des poules pondeuses, mais je vais attendre un peu. Je ne voudrais pas être accusée de ne pas aimer les œufs.
• Sur http://www.stopgavage.com, tél. : 06 20 03 32 66, 06 17 42 96 84, manifeste contre le gavage. Sur http://www.l214.com, vidéo sur les animaux d’élevage et dans les abattoirs). Et adhérez ! • Refusez l’élevage industriel ! Manger bio ou Label rouge, c’est déjà diminuer la souffrance animale.
Luce Lapin
Accueil . ACTIONS . RESERVOIR . MILITANTS et SITES WEB . Thèmes . Agenda
Newsletter . Plan du site . Contact . FAQ