Animauzine, militer pour les animaux
14 janvier 2008
Par marjo
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Le végétarisme, entre philosophie et religion.

Le végétarisme ne date pas d’hier et a traversé tous les siècles, tant bien que mal. De grands humanistes ont osés s’opposer à la religion qui depuis toujours à placer l’humanité sur un piédestal, au détriment des autres animaux mis plus bas que terre. Cette opposition s’est révélée comme une véritable prise de conscience, un bel exemple à suivre !

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De nombreux humanistes ont pris conscience de l’importance et même de l’obligation morale du végétarisme et sont donc devenus végétariens eux-mêmes, comme Albert Einstein qui soutenait la cause végétarienne. Il considérait le végétarisme comme un idéal. « Rien ne peut être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre qu’une évolution vers un régime végétarien. »

« Le végétarisme, de par son action purement physique sur la nature humaine, influerait de façon très bénéfique sur la destinée de l’humanité. »

Le Mahatma Gandhi : « On ne fera jamais assez d’expériences et de sacrifices pour atteindre ce degré de parfaite harmonie avec la nature. Malheureusement de nos jours, le courant va en sens contraire avec une force redoublée. On n’hésite plus à sacrifier une multitude d’autres vies pour entourer d’aises et de parures un corps qui n’est que périssable ou pour prolonger de quelques instants son existence éphémère. De cette manière, nous condamnons, corps et âme, à notre propre perte »

Théodore Monod : « On ne chasse plus pour se nourrir ou pour se défendre, on chasse pour s’amuser ! Et là, intervient une question de morale : il est inacceptable de faire souffrir des êtres vivants par simple plaisir »

« Je n’aime pas les animaux. Je demande qu’on les respecte. J’emploie souvent cette formule : Les animaux ne demandent pas qu’on les aime, ils demandent qu’on leur foute la paix »

Albert Schweitzer : « l’homme n’est moral que lorsque la vie en soi, celle de la plante et de l’animal aussi bien que celle des humains, lui est sacrée, et qu’il s’efforce d’aider dans la mesure du possible toute vie se trouvant en détresse. Seule l’éthique universelle du sentiment de la responsabilité élargie, étendue à tout ce qui vit, peut se fonder solidement sur la pensée. l’éthique du respect de la Vie contient donc en soi tout ce qui peut se révéler comme amour, dévouement, compassion à la douleur, sympathie dans la joie et le commun effort. »

« Quand arriverons-nous à obtenir que l’opinion publique ne tolère plus de réjouissances populaires consistant à maltraiter les animaux ? »

Malheureusement, la prise de conscience de ces grands humanistes se heurte à la pensée collective, plutôt d’origine religieuse. Pourtant, religion rime avec compassion. La religion, enseignée aux enfants dès le plus jeune âge, se devrait d’être l’exemple de compassion, de tolérance, de secours aux plus démunis. Néanmoins, la réalité est bien différente. "Tous les animaux sont égaux... mais certains sont plus égaux que d’autres". Tel est l’énoncé du dernier des Sept Commandements promulgués, en gros caractères blancs, sur le mur goudronné de la grange de la Ferme des Animaux, quelque temps après la révolution1.

« Que nulle créature vivante jamais ne souffre, ne commette le mal ou ne tombe malade. Que nul n’ait peur ou ne soit méprisé. Qu’aucun esprit jamais ne soit abaissé. »

Cette prière, d’origine bouddhiste, qui incite au respect de tout être vivant, est bien trompeuse, lorsque l’on sait que Bouddha mangeait de la viande et du poisson.

Le christianisme, qui prône l’amour de dieu, n’est pas en reste :

« Noé offrit de nombreux animaux en sacrifice. Un nouvel ordre du monde fut ensuite établi : "Soyez la crainte et l’effroi de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux du ciel, comme de tout ce dont la terre fourmille et de tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains. Tout ce qui se meut et possède la vie vous servira de nourriture" (Genèse 9, 2 et 3). »

Il est grand temps de réformer le statut juridique de l’animal et par là même d’assainir le fondement du droit. Contrairement aux auteurs soutenant des théories anthropocentriques, nous pensons qu’il est nécessaire de prendre en compte les intérêts des animaux en tant qu’individus et d’en faire des sujets de droit.

"Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n’auraient jamais pu être refusés à ses membres autrement que par la main de la tyrannie. Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours au caprice d’un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort. Et quel autre critère devrait marquer la ligne infranchissable ? Est-ce la faculté de raisonner, ou peut-être celle de discourir ? Mais un cheval ou un chien adulte sont des animaux incomparablement plus rationnels, et aussi plus causants, qu’un enfant d’un jour, ou d’une semaine, ou même d’un mois. Mais s’ils ne l’étaient pas, qu’est-ce que cela changerait ? La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ? ni : peuvent-ils parler ? mais : peuvent-ils souffrir ? "

Si nous admettons que les êtres humains ressentent la douleur, nous devons admettre que d’autres animaux peuvent souffrir eux aussi.

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