Le goût des autres
Nous sommes toutes et tous d’accord aujourd’hui pour reconnaître que les animaux peuvent être heureux ou malheureux. Chacune et chacun d’entre nous a déjà cotoyé des chats et des chiens. Sans être des expert(e)s, nous décelons sans ambiguïté certaines de leurs émotions : la joie, la peur, la tranquillité, la douleur, l’anxiété... Il nous est ainsi facile de répondre à leurs besoins les plus élémentaires (boire, manger, aménager leur espace pour le sommeil, sortir...). Ces besoins et émotions sont pris en compte et souvent nos animaux « de compagnie » sont bien traités et heureux.
Pourquoi est-ce si différent pour les animaux « de ferme » ? La réponse est si simple et si horrible : parce qu’on les mange !!! Ces animaux deviennent dès lors des marchandises, soumises aux lois du marché, du profit, de la rentabilité... La liste des sévices qui sont infligés à tous ces animaux est longue et leur description donne la nausée. Si vous n’en êtes pas convaincu(e)s, nous avons des photos, des témoignages, des films (pas de la science fiction), vous pouvez également vous organiser une visite dans un élevage et suivre la vie d’un des « pensionnaires » : l’enlèvement, la séquestration, l’engraissement, le transport et l’abattage. Notre plaisir gustatif en balance avec des millions de vies...
Parce qu’il n’est pas nécessaire de manger de la chair pour vivre et être en bonne santé. Une alimentation variée suffit amplement à nos besoins nutritionnels quotidiens et ne prend pas plus de temps et d’énergie qu’une alimentation à base de viande. Il est urgent que chacune et chacun d’entre nous prenne conscience de l’horreur que nous faisons subir à ces animaux. Il est si simple de ne plus les manger !!
Depuis notre plus jeune âge, on nous apprend à considérer comme normal de manger de la viande. On nous apprend à fermer les yeux sur l’enfer permanent de ces millions d’animaux.
Refusons le droit du plus fort comme nous le refusons lorsqu’il s’agit des humain(e)s. Au contraire, être plus fort(e) nous donne des devoirs.
Nous pouvons vivre pleinement sans faire le malheur des autres. Réagissons !










