Nous, associations-membres de la F.L.A.C et associations sympathisantes réagissons à la banalisation et plus encore à la valorisation de la CORRIDA, générées par la tournée de l’œuvre théâtrale :
"Recouvre-le de lumière" texte d’Alain Montcouquiol, adapté, mis en scène et joué par Philippe Caubère en hommage au matador Nimeño II (Christian Montcouquiol). Histoire de ces deux frères toreros et de leur passion commune, que l’auteur écrivit après le suicide de son frère cadet. Ce dernier n’ayant pas supporté de ne plus pouvoir toréer après une blessure dans l’arène qui l’avait laissé handicapé.
Nous sommes sensibles au drame humain vécu par l’auteur. Nous respectons le principe de son témoignage mais en revanche nous en dénonçons les éléments condamnables.
Nous dénonçons tout ce qui, dans et autour de ce spectacle et sa tournée, concourt à innocenter, défendre, valoriser la pratique barbare qu’est la corrida et qui s’inscrit dans un ensemble plus vaste de complaisances et de complicités artistiques, intellectuelles et médiatiques, ensemble qui confine à la propagande et contribue à :
renforcer l’implantation de la corrida dans tout le sud de la France (où elle ne devrait être tolérée - en vertu de la loi de 1951 - que dans ses localités historiques à défaut d’être interdite),
en faire la promotion plus au nord.
Plus précisément :
la genèse de l’œuvre et l’intention affichée par Philippe Caubère, ses déclarations dans les programmes et les media, le fait qu’invité par des clubs taurins, il les honore de sa présence,
la mise en scène,
le contexte des représentations (arènes dans le cadre programmé des ferias, théâtres) et notamment le fait, qu’à ce jour, aucun théâtre hôte n’ait affiché un avertissement aux spectateurs, une réserve, un simple rappel de la loi. (article 521-1 du Code Pénal et son alinéa 3),
les complaisances médiatiques,
En conséquence :
nous demandons :
aux théâtres hôtes d’afficher dans les programmes et à l’accueil un avertissement comportant en particulier un rappel de la loi.
Aux journalistes et critiques spécialisés d’avoir le même souci déontologique.
Nous nous référons ici au manifeste "Protéger la liberté de l’artiste" publié à l’automne 2002 par l’observatoire de la liberté d’expression en matière de création, sous l’égide de la Ligue des droits de l’Homme, selon lequel : " Il revient aux médiateurs que sont notamment les éditeurs, les directeurs de publication, les commissaires d’exposition, les producteurs, les diffuseurs, les critiques, de prendre leurs responsabilités à la fois vis-à-vis des auteurs et vis-à-vis du public : l’information du public sur le contexte (historique, esthétique, politique) et sur l’impact du contenu de l’œuvre, quand il pose problème, doit remplacer toute forme d’interdiction ou toute forme de sanction en raison du contenu de l’œuvre. "
Nous appelons à manifester cette réprobation devant les théâtres hôtes, avant et après les représentations, par une présence silencieuse et respectueuse des spectateurs (avec qui nous pourrons converser après le spectacle.)
Pour la F.L.A.C Le Vice-Président Alain Camisuli anti.corrida AATT free POUAINT fr http://anti.corrida.free.fr
Post ScriptumVendredi 14 novembre Paris Théâtre du Rond-Point Rendez-vous (pour les consignes) : 19 heures Métro : Franklin D. Roosevelt Ligne 1 et 3 Sortie la plus proche du Théâtre du Rond-Point Diffusion de tracts Présence silencieuse Chaîne humaine VENEZ NOMBREUX Pour dénoncer un spectacle qui n’est pas une simple œuvre littéraire adaptée au théâtre
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