Animauzine, militer pour les animaux
27 octobre 2009
Par marjo
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LA BARBARIE DISSIMULEE OU QUE L’ON PREFERE IGNORER !

LA BARBARIE DISSIMULEE OU QUE L’ON PREFERE IGNORER !

- La vache qui sourit sur la boîte affichée,
- La poule guillerette, sur l’écran de télé,
- Ignorent la torture qui leur est réservée,
- Sous des dehors seyants, la triste vérité !

- D’hypocrites images, Homme tu sais créer
- Pour endormir l’esprit des mangeurs que nous sommes,
- Pour déformer l’horreur du crime organisé
- Et nous rendre complices de massacres hors normes !

- Les noms appétissants donnés à tous les plats,
- La haute tradition culinaire de France
- Effacent l’animal tel qu’il fut avant ça,
- Un être à part entière, sensible à la souffrance.

- Biches et sangliers n’ont plus d’identité,
- Ils ne sont que gibiers juste bons à tirer,
- Les cibles du dimanche de tueurs patentés,
- Ces monstres insatiables du plaisir de tuer.

- On « aime » les dauphins ou son chien ou son chat
- Et l’on crie au scandale, aux pratiques barbares
- De ceux qui les massacrent, si loin de nous là-bas,
- Quand ici chaque année, d’autres meurent, par milliards !

- On a bonne conscience en dégustant sa viande,
- Sa tranche de jambon, sa cuisse de poulet,
- On salive d’avance et on en redemande
- Car ces animaux-là n’ont pas droit au respect !

- Ils ne sont que bétail, de la viande sur pattes,
- Des futurs bons morceaux pour nos palais gourmands,
- Des foies en devenir, qu’importe s’ils éclatent
- Car c’est notre plaisir qui est plus important !

- Cette ligne tracée entre la « bête » et nous,
- L’espèce proclamée, à toutes supérieure
- Par des dieux inventés depuis longtemps par nous,
- Nous donne tous les droits envers les « inférieures » !

- Nous traçons d’autres lignes, définissons des classes
- Entre ceux que l’on aime pour notre compagnie,
- Ceux que l’on sacrifie pour le fun, pour la chasse,
- Ceux condamnés à n’être que de simples produits.

- En regard des images de nos plats du soir
- Pourquoi ne pas montrer les bêtes suspendues
- Dans les camps de la mort que sont les abattoirs,
- De notre gourmandise, victimes éperdues.

- Ah la bonne conscience des nouveaux « écolos »
- Qui prennent le parti d’espèces menacées,
- A qui importe peu le sort des animaux
- Elevés par milliards pour être consommés !

- Ils n’ont jamais voulu venir en ce bas monde
- Pour mener une vie de souffrance ou de peine
- Avant que de connaître la fin toujours immonde
- Que leur est destinée, morceaux sur une chaîne !

- Rouge est le sang coulant de leurs cous égorgés !
- Rouge est cette colère qui monte au fond de moi,
- Hantée par les fantômes de leurs corps dévastés !
- Rouge est la honte enfin d’être humaine ici-bas !

Marie-Claude LEFEBVRE

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