Buts de cette journée
Par cette action, nous souhaitons provoquer d’une part des débats entre militant-e-s sur la pertinence de ce concept et d’autre part, informer le grand public.
Pourquoi débattre ?
A force d’entendre « vous, les antispécistes », nous sommes sommes interrogé-e-s sur le sens que donnent à ce concept les végétarien-ne-s et les végétalien-ne-s pour les animaux, militant-e-s ou non. En effet, une personne qui dit « vous, les antispécistes » veut-elle dire qu’elle est spéciste ? Le plus souvent, elle dira que non et s’offusquera même. Pourquoi alors faire un tel clivage ? Peut-être qu’il y a une confusion entre le concept (l’antispécisme) et les personnes qui le diffusent ? Quoiqu’il en soit, il nous semble important de lancer le débat.
Pourquoi mettre en avant l’antispécisme ?
Chaque action, qu’elle touche plus particulièrement le végétarisme, la vivisection ou le salon de l’agriculture (en vrac et sans aucune exhaustivité) a son intérêt en permettant de multiplier les angles d’approches et en occupant la scène publique. Cette journée serait l’occasion de mettre l’accent sur l’aspect politique des droits des animaux : les discriminations dont souffrent les animaux ne sont pas une question de choix personnel, mais de justice et d’éthique.
Qu’est-ce que l’antispécisme ?
Voilà la question que nous volons poser. Qu’un maximum de gens soit conscient que tuer des animaux ne relève pas d’un choix neutre, aussi important que la couleur de ses chaussettes, mais participe à une exploitation meurtrière reposant sur des bases idéologiques qu’il convient d’attaquer.
Les antispécistes :
sont contre la domination d’une espèce sur d’autres (ce qui implique d’être contre la prédation, au moins en théorie) ou contre la domination de l’espèce humaine sur le autres espèces (ce qui implique que la question de la prédation est mise de côté),
pensent que les animaux (dont les êtres humains) sont tous différents et que ces différences ne peuvent pas justifier un sentiment de supériorité de la part des humains,
ces théories impliquent des pratiques : refus de la viande, du cuir, etc.
Le concept d’ « antispécisme » renvoie directement aux autres luttes contre les discriminations : antiracisme, féminisme, etc. Mais cela n’implique pas que tou-te-s les antispécistes ne soient pas racistes ou sexistes, de la même manière qu’une féministe peut être raciste ou un militant gay sexiste. Mais réfléchir aux causes de l’exploitation des autres animaux implique souvent une réflexion sur les dominations intra-humaines, une remise en question de ce qui sous-tend la majorité des discriminations : l’idée de nature. Mais cela est une conséquence indirecte. Remettre en question un aspect fondamental de notre culture (considérer les animaux comme des objets au service des humains) amène souvent à pousser le raisonnement sur d’autres aspects. C’est pourquoi les personnes se réclamant de l’antispécisme apparaissent peut-être souvent (trop ?) radicale. Mais être antispéciste n’implique que les points évoqués plus haut. Le reste n’est « que » une affaire de courant, de tendance.
Nous souhaitons que cette annonce soit l’occasion de débattre de ces questions, et de s’en poser bien d’autres (peut-on être contre l’exploitation animale et être spéciste, par exemple).
Les actions en direction du grand public pourraient prendre autant de formes qu’il y aurait d’initiatives : exposition de photos, tables de presse avec des mises en scène, débats, projections, etc. Quelques-unes sont d’ores et déjà prévues à Paris et nous espérons que la journée sera relayée dans un maximum de villes.
Merci de diffuser ce message...
Contact : antispe@no-log.org http://antispesite.free.fr (site internet) et http://antispeciste.free.fr (forum)









