Dans la chambre froide
je ne sens plus rien
suspendue à un crochet
je ne suis plus rien
juste une viande froide
promise à votre festin
demain brûlée au feu de bois
réchauffée une derniere fois
pour une table pleine de dents
avide de mon sang
Dans la chambre froide
j’attends les morsures
des morts sangsues
si sûrs de leur rang.
Même dehors, au soleil, il fait frisquet
le dégel n’est pas pour demain.
David Myriam - novembre 2006
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