Dans la foulée des scandales alimentaires incessants qui ébranlent le secteur de la viande depuis plusieurs années (dioxine, vache folle, fièvre aphteuse,…), les médias ont été nombreux à occulter le volume invraisemblable de souffrance qui vont de paire avec la décision des massacres sanitaires, et à éviter de traiter du végétarisme.
Ci-dessous, nous vous proposons plusieurs lettres. Les deux premières vous permettront de réagir à tout article qui traite trop expréssément de la santé des humains en omettant de mentionner le végétarisme et les bénéfices qui en découlent tant pour les humains que pour les animaux [lettre 1 et lettre 2]. La troisième lettre a été écrite dans le cadre d’un massacre d’animaux programmé pour des raisons financières. Il vous est possible de la retravailler et de l’adapter à souhait si de nouvelles crises alimentaires vous contraignent à manifester votre désapprobation [lettre 3].
[Lettre1] Les scandales alimentaires qui ébranlent depuis plusieurs années le secteur de la viande et des produits qui en découlent retiennent depuis longtemps l’attention des médias, qui se font l’écho de l’inquiétude croissante du public pour le contenu de son assiette.
De nombreux articles tentent d’évaluer les risques que font courir aux personnes les maladies qui affectent aujourd’hui le bétail et s’interrogent sur l’opportunité de continuer à utiliser des morceaux de tel ou tel animal. Mais peu d’entre eux remettent en question ce type d’alimentation, qui pourtant n’est pas une fatalité et encore moins une nécessité.
La viande a longtemps été synonyme de force, d’énergie et de résistance. Aujourd’hui cependant, cette croyance est dépassée. Indépendamment des récents problèmes sanitaires (dioxine, ESB, fièvre aphteuse, etc.) les nutritionnistes s’accordent pour tirer la sonnette d’alarme, car des études scientifiques ont révélé l’existence de relations de cause à effet entre la consommation de viande et un risque accru de plusieurs maladies et affections dégénératives chroniques, dont les maladies coronariennes, l’hypertension, le diabète sucré et certains types de cancers (du côlon, du rectum, du sein et de la prostate).
Les résultats d’une étude réalisée par des chercheurs suédois, danois et finlandais, sur 90.000 personnes dont 10.000 d’entre elles ont souffert d’un cancer, montrent que le risque lié à l’environnement est de 73% pour le cancer du sein, de 65% pour le cancer colorectal et de 58% pour le cancer de la prostate (1).
L’alimentation végétarienne par contre, de par sa richesse en vitamines A, C et E qui abondent dans les fruits et les légumes, protége l’organisme du cancer, car ces nutriments empêchent la transformation, au niveau de l’estomac, des nitrites en nitrosamines cancérogènes.
Les acides gras saturés, présents en abondance dans les graisses d’origine animale comme la viande, les produits laitiers et les œufs, sont responsables des dépôts lipidiques dans les parois des vaisseaux sanguins, qui entraînent infarctus du myocarde, insuffisance rénale, hypertension artérielle et artérite des membres inférieurs.
Le régime végétarien, de par sa faible teneur en acides gras saturés, est actuellement considéré non seulement comme la meilleure médecine préventive mais également comme un moyen efficace d’enrayer le développement de ces maladies chez les patients déjà atteints.
Une étude menée par le Docteur David et J. De Rose sur des patients souffrant de diabète (63%), d’hypertension (60%), de cholestérol élevé (43%) et de problèmes cardiaques (25%) a révélé que l’adoption d’un régime végétalien avait des effets sur les niveaux d’homocystéïne sanguin, un acide aminé associé aux incidents cardiovasculaires. En à peine une semaine, les participants ont vu leurs niveaux d’homocystéïne sanguin baisser en moyenne de 13%, ce qui pourrait s’expliquer par l’apport plus grand en folates de ce type de régime (2).
Dans une autre étude, des chercheurs ont comparé les taux glycémiques de patients atteints de diabète de type 2 (non insulinodépendant) qui ont suivi un régime végétalien pendant 12 semaines, avec ceux de personnes diabétiques suivant un régime conventionnel allégé en matières grasses. Cette comparaison a montré une baisse de 28% en moyenne du taux de sucre sanguin dans le groupe suivant le régime végétalien, contre 12% seulement dans l’autre groupe. Plus spectaculaire, un des patients végétaliens arrêta complètement de prendre sa médication hypoglycémiante durant l’étude et trois autres du même groupe purent la réduire. Par contre, aucune personne du groupe suivant le régime conventionnel ne put réduire sa médication (3).
Ces exemples parlent d’eux-mêmes, si l’on veut accorder à la santé des personnes l’attention qu’elle mérite, il faut envisager dans leur ensemble les risques d’une alimentation à base de viande et cela indépendamment des problèmes sanitaires actuels et de leurs conséquences fâcheuses supplémentaires.
Il est grand temps que des articles et des dossiers relayent les résultats de la recherche médicale, qui soulignent les avantages multiples qu’offrent les régimes végétariens, qui conviennent à tous les âges de la vie (nourrissons, enfants, adultes, vieillards, femmes enceintes et allaitant, etc.), maintiennent en bonne santé et luttent contre le développement de maladies graves, comme les affections cardiaques et le diabète, mais aussi les cancers colorectaux, du sein et de la prostate, en hausse constante dans les pays industrialisés (4).
D’autre part, on ne peut limiter la réflexion au seul problème sanitaire que pose aujourd’hui la consommation de viande. Inaptes à discerner leur propre intérêt, les personnes se montrent a fortiori incapables de prendre en compte d’autres intérêts, pourtant si évidents qu’on a de la peine à comprendre qu’ils puissent être ignorés, ceux qu’ont les animaux à vivre une vie agréable et à ne pas souffrir.
Voués dès leur naissance à vivre une vie de misère, d’angoisse et de souffrance, enfermés et entassés dans des hangars obscurs d’où ils ne sortiront que pour être tués, qui aujourd’hui s’en préoccupe ? Assujettis pour notre plaisir, nous les considèrons en fonction du seul bénéfice que nous en tirons : ils sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande, ils sont pêchés dans les mers pour notre consommation, ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques, ils sont chassés pour notre divertissement sportif, etc.
Des bûchers cauchemardesques où s’empilent les corps sans vie de milliers d’individus, quelle voix s’élève, pour dire ce que fut l’existence de ces êtres qui sont pourtant, tout autant que nous, les humains, capables de ressentir la douleur et la souffrance ? Les animaux en effet sont des individus sensibles (désirants et souffrants), ils ne sont pas seulement dans le monde, ils sont conscients du monde, ce qui leur arrive leur importe. Tout comme les humains, les animaux ont une vie à eux qui comporte une multiplicité de besoins dont la satisfaction est une source de plaisir et la frustration une source de douleur. Puisqu’ils peuvent souffrir et veulent l’éviter, pourquoi refusons nous de prendre en considération cette souffrance et les intérêts qui en découlent ?
Les intérêts convergents des humains et des animaux, dans le domaine de la consommation de viande, devraient permettre à chacun, s’il venait à voir clair dans les manipulations dont nous faisons l’objet, de refuser cet état de choses, et de construire un avenir où chaque être sensible, fût-il humain ou animal, ne voie pas ses intérêts essentiels bafoués au nom d’intérêts économiques ou égoïstes.
Il est primordial que les médias se fassent l’écho de ces intérêts, et révèlent la véritable nature des problèmes qui marquent notre quotidien, c’est-à-dire le mépris des intérêts des animaux et des humains.
Nous vous remercions de votre écoute, et dans l’espoir que vous réserviez à cette lettre un accueil favorable au sein de votre rédaction, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs,
Votre nom et votre signature
(1) A. Vandenbroucke, responsable de l’unité de prévention et de dépistage du cancer au centre du cancer des cliniques Saint-Luc (Belgique), Si importante hygiène de vie, Revue Louvain, n°116, mars 2001, p.21 à 23. (2) Reuters, April 8, 2000 et DeRose DJ., Charles-Marcel ZL., Jamison JM., Muscat JE., Braman MA., McLane GD., Keith Mullen J., Vegan diet-based lifestyle program rapidly lowers homocysteine levels, Preventive Medicine, 2000, Mars, 30 (3), p.225-33. (3) Nicholson AS., Sklar M., Barnard ND., Gore S., Sullivan R., Browning S. toward improved management of NIDDM, A randomised, controlled, pilot intervention using a lowfat, vegetarian diet, Preventive Medicine, 1999, Août, 29 (2), p.87-91. (4) Vegetarian Diets - Position of American Dietetic Association (ADA), J. Am. Diet. Assoc. 1997 ;97, p.1317-1321.
[Lettre2] Dans la foulée des scandales alimentaires incessants qui ébranlent le secteur de la viande depuis plusieurs années (dioxine, vache folle, fièvre aphteuse,…), les médias ont été nombreux à s’interroger sur la nature du contenu de nos assiettes.
Bien que certains fassent exception, la majorité d’entre eux décrivent en détail les difficultés économiques encourues par les éleveurs, touchés de plein fouet par ces crises, ainsi que les conséquences médicales fâcheuses dont pourraient être victimes les consommateurs.
Peut-on cependant placer sur un pied d’égalité des problèmes purement économiques - quoique bien réels - et les questions de santé publique ? Au nom de la rentabilité, on sacrifie aujourd’hui la santé des personnes pour donner la priorité aux spéculations financières, qui ne profitent qu’à un tout petit nombre.
Si l’on voulait vraiment accorder à la santé des personnes l’attention qu’elle mérite, il faudrait s’intéresser au bénéfice global qu’elles retirent de la consommation de viande en général, et pas seulement aux risques supplémentaires qu’elles courent, quand des maladies affectent le bétail.
Le milieu médical, bien qu’ayant toujours cru bon d’encourager l’alimentation carnée, fait maintenant volte-face, prenant appui sur des études récentes unanimes, qui révèlent des relations de cause à effet entre la consommation de viande et un risque accru de certaines maladies comme les affections coronariennes, l’hypertension, le diabète sucré et surtout, les cancers colorectaux, du sein et de la prostate, en hausse constante dans les pays industrialisés.
A l’inverse, la nourriture végétale, de par sa richesse en certains nutriments qui jouent un rôle protecteur dans ces types d’affections dégénératives chroniques, apparaît aujourd’hui non seulement comme la meilleure médecine préventive mais aussi comme un moyen efficace de renverser le cours de ces maladies, chez les patients déjà atteints.
Mais la surdité des uns et l’aveuglement des autres, à travers un système qui n’accorde plus aux personnes qu’une place relative, subordonnée à ses gains financiers, ne permet plus aux gens de discerner où est leur propre intérêt, ni a fortiori d’autres intérêts, si évidents qu’on a de la peine à comprendre qu’ils puissent être ignorés, ceux qu’ont les animaux à vivre une vie agréable et à ne pas souffrir.
Voués dès leur naissance à vivre une vie de misère, d’angoisse et de souffrance, enfermés et entassés dans des hangars obscurs d’où ils ne sortiront que pour être tués, qui aujourd’hui s’en préoccupe ? Assujettis pour notre plaisir, nous les considèrons en fonction du seul bénéfice que nous en tirons : ils sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande, ils sont pêchés dans les mers pour notre consommation, ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques, ils sont chassés pour notre divertissement sportif, etc.
Des bûchers cauchemardesques où s’empilent les corps sans vie de milliers d’individus, quelle voix s’élève, pour dire ce que fut l’existence de ces êtres qui sont pourtant, tout autant que nous, les humains, capables de ressentir la douleur et la souffrance ? Les animaux en effet sont des individus sensibles (désirants et souffrants), ils ne sont pas seulement dans le monde, ils sont conscients du monde, ce qui leur arrive leur importe. Tout comme les humains, les animaux ont une vie à eux qui comporte une multiplicité de besoins dont la satisfaction est une source de plaisir et la frustration une source de douleur. Puisqu’ils peuvent souffrir et veulent l’éviter, pourquoi refusons nous de prendre en considération cette souffrance et les intérêts qui en découlent ?
Les intérêts convergents des humains et des animaux, dans le domaine de la consommation de viande, devraient permettre à chacun, s’il venait à voir clair dans les manipulations dont nous faisons l’objet, de refuser cet état de choses, et de construire un avenir où chaque être sensible, fût-il humain ou animal, ne voie pas ses intérêts essentiels bafoués au nom d’intérêts économiques ou égoïstes
Il est primordial que les médias se fassent l’écho de ces intérêts, et que des articles et des dossiers révèlent, outre la détresse financières de secteurs s’arrachant des subventions, la véritable nature des problèmes qui marquent notre quotidien, c’est-à-dire le mépris des intérêts des animaux et des humains.
Nous vous remercions de votre écoute, et dans l’espoir que vous réserviez à cette lettre un accueil favorable au sein de votre rédaction, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs,
[Lettre3] Comment est-il possible de traiter des animaux, qui éprouvent tout comme nous plaisir et souffrance, comme de vulgaires marchandises, tout juste bonnes à être jetées au rebut quand il s’agit de modifier les valeurs boursières et d’éviter le chômage technique dans les abattoirs ?
Comment est-il possible de commanditer un tel massacre, quand on sait la quantité de nourriture gaspillée pour la "production" de ces milliers de vies, alors qu’en ce moment, des millions de gens en de nombreux endroits du monde n’obtiennent pas assez à manger ?
Comment est-il possible, qu’au lieu de tirer les conclusions logiques de cette crise, - la viande est mauvaise pour la santé - vous vous évertuez à vouloir rétablir la viande dans l’assiette des consommateurs ?
Evidemment, quand on n’hésite pas une seconde à ordonner un tel massacre, on suspecte que la santé des personnes ne sera pas elle non plus prioritaire, sur la Raison Economique.
Est-ce ainsi qu’il faut en conclure ?
De la part de gens qui estiment que la satisfaction de leurs habitudes alimentaires suffit à justifier la mise à mort chaque année de milliards d’animaux, nous n’attendons pas évidemment la moindre compassion pour ces milliers d’individus allégrement sacrifiés.
Mais que ces mêmes personnes continuent envers et contre tout (malgré tous les scandales alimentaires, malgré la recherche médicale dans ce domaine) à cautionner la viande et les souffrances qui en découlent, autant pour les animaux que pour elles-mêmes, cela est effarant, surtout quand, comme c’est le cas aujourd’hui, on fait passer les lois du marché avant leur santé présente et à venir.
Accueil . ACTIONS . RESERVOIR . MILITANTS et SITES WEB . Thèmes . Agenda
Newsletter . Plan du site . Contact . FAQ