Samedi 17 décembre : Le compte-rendu du samedi (+ photos) est également disponible sur http://paris.indymedia.org/article....
Une quinzaine de militant-e-s pour l’abolition du foie gras sont venu-e-s manifester sur le parvis de la gare Montparnasse (Paris). Au programme : distribution de tracts (voir un peu plus loin le texte), panneaux d’exposition, pétition soutenant le "manifeste pour l’abolition du foie gras".
Malgré le froid, les manifestant-e-s sont resté-e-s près de 3 heures à distribuer pas loin de 2.000 tracts. Les réactions étaient pour certaines positives mais beaucoup de personnes étaient dans une optique d’indifférence, voire d’hostilité ("vous n’avez rien d’autre à faire ?", "vous ne pensez pas qu’il y a plus important ?" ou "les animaux se mangent bien entre eux"). Ceci démontre, ce qui n’est pas nouveau (!), le spécisme ambient.
Malgré cela, l’après-midi fut tout de même assez satisfaisant car le groupe a eut une certaine visibilité, des discussions intéressantes (et d’autres moins !) et a obtenu des signatures pour le manifeste pour l’abolition du foie gras (possibilité de le signer en ligne sur le site internet : http://www.stopgavage.com)
A noter qu’un groupe de jeune adolescent-e- après avoir scandé "vive le foie gras" en réaction à notre présence, s’est interrogé sur la souffrance des animaux. Une bonne discussion qui a amené ces jeunes à demander un paquet de tracts pour en distribuer autour de la gare Montparnasse et pour en donner à leur famille. Comme quoi...
Trois autres actions auront également lieu à Paris :
lundi 19 décembre à 17 h 30 (sortie du métro Madeleine)
mardi 20 décembre à 17 h 30 (avenue des Champs-Elysées)
mercredi 21 décembre à 17 h 30 (forum des Halles)
N’hésitez pas à venir. Pour plus d’information : antispe@no-log.org
Lundi 19 décembre : Le matin, l’action s’annonçait très mal : il pleuvait. Heureusement, la pluie s’est dissipée en début d’après-midi et nous (une quinzaine de militant-e-s) avons pu nous installer à la sortie du Métro "la Madeleine" sans craindre de devoir nous arrêter pour cause de mauvais temps. Nous avons installé le matériel : grands panneaux avec photos chocs, table pour mettre la pétition du manifeste pour l’abolition du foie gras. Les gens n’étaient pas très réceptifs, certainement à cause de l’horaire (sortie du travail) et aussi parce que la Madeleine est un quartier bourgeois pas très habitué aux revendications. Nous avons tout de même épuisé tous les tracts (+ de 800), eu quelques discussions intéressantes et récolté quelques signatures du manifeste. Visibilité pendant 2 heures.
Mardi 20 décembre : Les Champs Elysées : avenue qui grouillait de monde, plein d’illuminations, c’est Noël mais par pour tout le monde. Pourtant, les passant-e-s se montraient d’une grande indifférence, voire de mépris, plus préoccupé-e-s par leur amplette de Noël ou de visiter les Champs Elysées, que d’écouter quoi que ce soit. La douzaine de militants étaient tout de même motivée pour tracter, informer. Quelques signatures obtenues, environ 700 tracts distribués pendant 2 h 30.
Mercredi 21 décembre : Changement total de décors, place des Innocents au Forum des Halles. Autre lieu, autre public beaucoup plus réceptif qu’à Madeleine et aux Champs Elysées. Il y a eu d’intéressantes discussions, plusieurs personnes se sont dites végétariennes. Une quarantaine de signatures du manifeste obtenues, environ 700 tracts distribués pendant 2 h 30.
Bilan : Malgré le froid (à chaque fois proche du zéro, temps pluvieux sauf le premier jour), entre une dizaine et une quinzaine de militant-e-s étaient présent-e-s à chaque action. Pas évident pour les passants de s’arrêter discuter dans le froid. La période de l’année, au rhyme des fêtes, n’est pas des plus favorables pour intéresser les gens aux sorts des canards et des oies. Malgré cela, nous avons eu une certaine visibilité grâce à l’exposition de photos et surtout à la distribution de tracts qui permet d’"accrocher" les gens. Plus de 4.000 tracts distribués pendant 10 heures, un peu plus de 80 signatures pour le manifeste pour l’abolition du foie gras.
Tract distribué (au verso : texte de stopgavage et au verso : texte du collectif antispéciste de Paris) :
Le foie gras est le foie malade d’un animal torturé et tué (http://www.stopgavage)
Le foie gras est l’organe malade d’une oie ou d’un canard, gavé de force plusieurs fois par jour au moyen d’un tube de métal enfoncé dans la gorge jusqu’à l’estomac. Pour contraindre son corps à produire du foie gras, il doit ingérer en quelques secondes une quantité de maïs telle que son foie finit par atteindre presque dix fois sa taille, et développe une maladie : la stéatose hépatique.
En se débattant lorsque le tube s’enfonce dans sa gorge, ou la simple contraction de son oesophage provoquée par le besoin de vomir, il risque l’étouffement et des perforations mortelles au cou.
L’enfoncement du tube provoque des lésions du cou où se développent des inflammations douloureuses et des germes chez l’animal. Suite au choc du gavage, il est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles.
Si ce traitement était poursuivi, il provoquerait la mort des animaux gavés. L’abattage intervient à temps pour masquer les conséquences du gavage : les animaux gavés sont vingt fois plus nombreux à mourir que dans les autres élevages.
Les animaux : une marchandise ?
La place accordée aux animaux dans notre société est assez paradoxale : d’un côté, ils sont adorés, dorlotés, considérés comme des membres de la famille et d’un autre côté, ils subissent les pires traitements.
Ce paradoxe s’explique, car, dans un cas comme dans l’autre, le sort des animaux ne dépend que de la volonté des humains. Bien que les animaux soient capables de ressentir du plaisir, de la souffrance physique et morale, leurs intérêts (à vivre, à ne pas souffrir, etc.) sont rarement pris en compte.
Si vous arrêtez d’acheter, ils arrêtent de tuer !
Posons-nous ces questions : pourquoi exploiter et tuer des animaux alors que nous pouvons vivre en bonne santé sans cela ? Par habitude ? Pour le plaisir de manger un corps ? Parce que, finalement, ce ne sont "que" des animaux ?
Ni meilleur, ni pire que les autres espèces, l’être humain a le choix de tuer ou non pour se nourrir et se vêtir.
L’antispécisme :
L’exploitation des animaux est fondée sur l’idée que les individus des autres espèces sont inférieurs aux êtres humains, qu’ils ne sont qu’une marchandise. Leur mise à mort serait un mal nécessaire, car ils serait "naturel" de tuer pour manger. Mais l’ordre naturel, qu’est-ce que c’est ? Cette notion a excusé et excuse encore toutes les discriminations : celles de race, de sexe, et... d’espèce ! Les animaux sont tués uniquement parce qu’ils sont d’une autre espèce : c’est ce que nous appelons le spécisme !
Nous avons le choix de refuser la chair et le sang des animaux. Chacun de nos gestes peut être source d’une souffrance intolérable pour des milliers d’êtres sensibles. Partout dans le monde, des personnes s’opposent à ce massacre. Réfléchissez-y : leur vie est entre vos mains...















