Samedi 2 décembre à 15h, nous étions sept, rue de la République (grande artère lyonnaise, rue piétonne) à participer à l’action sang des bêtes. Nous avons effectué une mise en scène. Une vache en carton (qui contenait un bidon de faux sang), était tenue par deux des militantes, un autre militant parlait au mégaphone pour attirer l’attention :
« Mesdames et messieurs, vous allez assister à un spectacle Je voudrais vous raconter l’histoire de Marguerite :
Moi, marguerite, je vivais heureuse dans un pré sans me demander pourquoi Un jour, on est venu me chercher On m’a obligé à monter dans un camion Comme je ne voulais pas, on m’a donné des coups Puis on m’a emmené dans un endroit que je ne connaissais pas Sont arrivés 2 hommes Puis j’ai senti la lame me déchirer la gorge (sang déverssé à ce moment) Je me suis demandé pourquoi.
Ce spectacle est dédié aux trois millions d’animaux qui sont tués chaque jour dans les abattoirs, pour un simple plaisir culinaire, etc. (tirade sur le spécisme) »
Comme le sang coulait de la vache, nous avons répandu encore du sang qui était contenu dans des sacs poubelles, afin de former une mare au milieu de la rue que les passants étaient forcés de contourner (ou de marcher dedans, mais ils n’en avaient pas très envie). Quand le sang de la vache s’est complètement vidé, nous l’avons laissé au milieu, devant la mare de sang avec un panneau « agriculture torture, élevage esclavage, viande : torture et meurtre » Les passants comprenaient beaucoup mieux que les années précédentes les enjeux de l’action. Nous avions pas mal forcé sur le colorant pendant la préparation du faux sang, donc il a très bien tenu. Au bout de 3/4 d’heure, trois policiers en civil sont arrivés, ils nous ont demandé d’arrêter, ont fait un contrôle d’identité (seulement des militants qui s’étaient approchés d’eux, il était facile de ne pas s’y soumettre en s’éloignant) ; ils ont été plutôt compréhensifs, une d’entre elle a précisé qu’elle comprenait mais qu’elle devait faire son boulot. On a promis de nettoyer, ce qu’on a fait très consciencieusement, à l’aide d’un bidon qu’on avait apporté.
Un mot sur la réaction des passants : un peu comme d’habitude, choqués au début, puis outrés, certains manifestant quand-même de la sympathie. Grâce à la vache, au panneau, et surtout au mégaphone, il était très facile pour eux de comprendre de quoi il s’agissait. de plus, on avait changé le tract. Sur une face était inscrit :
« Le spécisme 60 milliards de morts par an. Egorgés. Tous. Un à un. 60 milliards. »
Les tracts retombés laissaient visible le mot "spécisme". Certains militants avaient des panneaux autour du cou : "spécisme = racisme" "quand vous arrêterez d’acheter, on arrêtera de tuer", "halte à la boucherie"...
Bilan positif : on n’a pas envie d’attendre l’an prochain pour recommencer !



















